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 Ce qu’il faut savoir et admettre sur le régime

Le rythme alimentaire

II existe des rythmes de repas différents d’un pays à l’autre. Les Soviétiques, dans un énorme petit déjeuner, consomment la majeure partie de leur ration protéique du jour (poisson ou viande et fromage, etc.). En revanche les Français, après un trop léger petit déjeuner, se nourrissent peu pendant leur journée de travail, ayant de plus en plus tendance à considérer le dîner comme repas principal, surtout dans les villes. Le breakfast anglais ou américain, moyen terme entre les habitudes des pays de l’Est et les nôtres, serait souhaitable pour tous, et en particulier pour ceux qui suivent un régime amaigrissant. En effet, est il logique d’aller se coucher l’estomac plein ? Et de rester l’estomac creux jusqu’au soir ? Non, mais le rythme de vie anglo saxon que nous avons dû adopter nous a été imposé et nos habitudes alimentaires sont restées les mêmes, car il est bien difficile de les changer !... Cependant il faut vous signaler que le rythme de vos repas peut participer efficacement à votre plan d’amaigrissement. Faites de nombreux petits repas, plutôt qu’un ou deux grands. Pourquoi ? Parce que chacune de vos digestions vous amènera à dépenser de l’énergie sur le plan interne, ce qui est souhaitable pour faire fondre les réserves. Sachez aussi que l’organisme stocke moins de gras, à partir d’aliments mangés en petites quantités. La plupart des « minces » font de nombreux repas fractionnés. Cette minceur ainsi préservée est due à ce que l’énergie fournie par une petite quantité d’aliments est utilisée immédiatement, alors qu’une partie de celle fournie par des repas plus importants est mise en réserve. Elle est d’autant mieux stockée que le repas le plus important se situe le soir. Après le dîner, en général on va se coucher, or ce repos est comparable à une sieste : il favorise l’assimilation, en particulier de tout ce qui est engraissant ! Evidemment ce n’est pas le grignotage anarchique qui est conseillé, mais une meilleure répartition des prises alimentaires dans la journée, quel que soit votre choix de conseils pour maigrir ou le régime adopté. Depuis de nombreuses années, je procède ainsi moi même. On s’est toujours étonné alentour de ce que je mange « tout le temps », c’est à dire plus souvent que la plupart, mais jamais beaucoup à la fois. Si je conserve ma minceur sans réellement me priver, je crois que c’est parce que je ne mange jamais beaucoup à la fois. Cette habitude alimentaire « menue », recommandée maintenant scientifiquement comme garantie de minceur, se prend vite, et l’on se met ensuite à redouter les immenses repas ou banquets, que sont en fait les réunions familiales ou certains dîners d’amis. Il n’est pas question de vous demander, comme je l’ai fait précédemment dans mes autres écrits (mea culpa), de faire un énorme petit déjeuner si vous n’êtes pas disposé, par tempérament hépatique ou héréditaire, à un vrai repas le matin ; mais mon expérience personnelle, renforcée par l’affirmation scientifique, m’oblige à vous demander de ne pas « sauter » de repas dans l’espoir de maigrir. Même si cela vous pose des problèmes, compte tenu de votre emploi du temps, faites quand même au moins quatre petits repas, composés d’après les choix du régime que vous aurez choisi, mais pas deux grands repas par jour seulement, ou pire, un unique repas important, consistant... et toujours engraissant, s’il est du soir !

Selon vos moyens

Même si vos moyens sont modestes, vous pouvez quand même adopter la plupart des régimes qui sont proposés dans ce livre. Toutefois, comme certaines protéines « nobles » sont chères : viande, abats, poisson, etc., rappelez vous bien que toutes les protéines d’origine animale se valent entre elles, et que ce n’est pas parce que le bifteck est roi dans notre civilisation qu’il est d’une valeur protéique supérieure à un humble morceau de pot au feu, ou même à un oeuf ou deux, si vous les tolérez bien. Rappelez vous aussi que le fromage a une valeur protéique immense, et que vous pouvez toujours remplacer la viande par des produits laitiers, ou du poisson frais ou congelé dans lequel toutes les protéines nobles restent présentes. Si, pour maigrir, vous avez choisi un régime très protéique, vous pourrez faire des économies, en sachant reconnaître entre elles les équivalences protéiques alimentaires à moindre dépense.

En ce qui concerne les légumes « frais » qui sont les vedettes de bien des régimes, et toujours chers, surtout hors saison, pensez à ranimer en vitamines les conserves de légumes avec du citron, des oignons ; n’oubliez pas non plus qu’en hiver, il y a des endives, des épinards, des céleris, des carottes, qui sont à des prix à peu près abordables. Je vous demande de garder bien clair en tête que certaines qualités nutritives se trouvent ici et là, dans les aliments, et qu’un peu de connaissances diététiques doit vous permettre un choix, selon vos goûts certes, mais aussi selon vos moyens.

Le mode de vie

II est évident que si vous prenez la plupart des repas à la maison, il est plus facile pour vous de faire ce que vous voulez. Toutefois, m’adressant plus particulièrement aux femmes ici, je pose cette question : vous avez peut être des obligations, avec vos enfants, votre mari, qui ne vous permettent pas de vous singulariser, ou qui vous incitent à être tentée ? Le menu est consistant pour eux et vous ne voulez pas, vous ne pouvez pas, vous faire remarquer ? Alors ce sera une question de volonté, mais aussi de choix de régime. II vous faudra, si vous ne pouvez être très stricte avec vous même ouvertement, faire des sélections personnelles à partir du régime que vous avez choisi, et exclure discrètement tout ce qui peut vous faire grossir, vous contentant de grignoter ce qui n’est « pas pour vous », sans vous faire remarquer. Si vous êtes sans mari au repas de midi ou avec vos enfants seulement, il sera plus facile soit de manger après eux, ou avant eux, pour respecter les choix décidés.

Si vous êtes toute seule, la question ne se pose pas, vous préparerez sur un plateau ou sur la table tout ce à quoi vous avez droit, et vous essaierez de mastiquer lentement, profitant au maximum de ce que vous vous serez autorisée à manger. Si, au cours du repas du soir, vous ne pouvez pratiquer ouvertement votre régime, il vous faudra aussi ruser pour que vos restrictions ou vos choix passent inaperçus. II faut bien savoir que lorsque l’on décide de maigrir on trouve bien souvent devant soi toute une série d’opposants à la minceur : soit parce que, sincèrement, ils n’estiment pas que l’on ait besoin de maigrir, soit parce que eux mêmes n’ont pas le courage d’adopter des solutions qui demandent un peu d’énergie ! Le régime aussi fait apparaître que l’on s’occupe de soi, ce que les autres n’aiment pas toujours : ils préfèrent qu’on s’occupe d’eux !... Si vous êtes obligé (homme ou femme) de prendre vos repas au dehors et qu’il s’agisse de déjeuner à la cantine, il vous sera toujours possible de choisir, en entrée, une crudité, une salade ou un bouillon ; au dessert un fruit ou (et) un fromage ; pour le plat principal que vous prendrez ou non rappelez vous que même une viande en sauce demeure protéique et que vous pouvez la consommer sans qu’elle soit grillée ni saignante.

En revanche, il vous faudra peut être exclure le légume proposé s’il ne « cadre » pas avec vos choix, ou bien n’en manger que très peu. En fait, vous serez peut être obligé de tenir compte de la qualité des menus qui vous sont proposés à midi, pour choisir un régime plutôt qu’un autre... Si vous mangez sur place, sur le lieu de votre travail, vous pourrez toujours emporter ce qui vous convient : qu’il s’agisse d’une Thermos de bouillon chaud ou très frais, de quelques morceaux de viande froide ou d’oeufs durs, de fromage ou de fruits. Sans la contrainte ou la tentation du restaurant d’entreprise, vous devez pouvoir combiner des menus agréables, nutritifs et non engraissant. Si vous prenez vos repas au restaurant, vous devez choisir comme chez vous, si vos repas sont « à la carte » ; comme à la cantine, si vous mangez au « menu ».

Votre âge décide aussi de votre régime

A moins de 18 ans, ne faites pas la folie de vous priver au hasard : choisissez des régimes très sérieux, comme le régime calories santé, et faites quelque place à votre goût des douceurs en supprimant autre chose... mais ne faites qu’exceptionnellement des régimes fantaisistes ou des régimes très actifs, du type « contrôle des hydrates de carbone ».

Une semaine ou deux de ceux ci, pas plus, n’oubliez pas que vous avez encore besoin de vous développer et qu’à votre âge, les privations ou les déséquilibres alimentaires sont graves : certaines jeunes filles, en s’inffigeant trop de restrictions alimentaires, deviennent anorexiques c’est à dire qu’elles ne peuvent plus manger du tout. C’est ainsi que l’on déclenche de graves troubles organiques qui perturbent jusqu’à la fonction ovarienne (aménorrhée). Sans atteindre ces cas limites ou extrêmes, on peut se faire beaucoup de mal physiquement, lorsque à 18 ou 20 ans on s’emploie à ressembler aux mannequins étiques, présentés par les magazines, alors que l’on est bien en chair et plutôt à tendance potelée ! Tout cela n’est pas destiné à encourager les jeunes filles à rester grosses, mais à vous expliquer que c’est folie que de se vouloir vraiment maigre quand on est robuste constitutionnellement. Les jeunes garçons, lorsqu’ils sont trop gros, doivent consulter le médecin afin d’être examinés sur le plan hormonal des troubles du développement glandulaire peuvent être à l’origine de leurs kilos excédentaires.

De 25 à 45 ans, pour ne pas grossir, on se doit de faire attention régulièrement, et d’éviter les excès. Déjà dès 25 ans, les besoins organiques deviennent moins importants. C’est aussi à partir de cet âge que le mouvement commence à se faire plus modéré et que les activités se ralentissent. A partir de 50 ans, on peut penser qu’une modification de la vie hormonale, chez les femmes, condamne au poids : nous avons vu précédemment qu’il n’en est rien, directement, mais qu’en fait, cela arrive souvent, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, qui n’ont pas à subir de traumatisme particulier, à ce moment de leur existence ! Le désintéressement progressif à d’autres plaisirs, conscient ou non, entraîne bien souvent un intérêt plus vif pour les aliments. il faudrait de plus en plus vigilant à l’égard de son poids ; donc de son type d’alimentation. les hommes , qui sont encore plus menaceés que les femmes, vers la cinquantaine, par les maladiescardio vasculaires devraient, tout comme les femmes, surveiller leur alimentation pour la réduire, ou la choisir systématiquement favorable à la minceur.
Il n’est pas souhaitable aprés 50 ans de s’adonner à trop d’originalité alimentaire, et aucune régime pour maigrir, tant soit peu fantaisite, ne doit être suivi sans que l’on ait fait faire médicalement le point sur son état de santé général. un taux de cholestérol tropélevé, de l’hypertention, de l’urée, du diabète, etc. peuvent iterdire absolument telle ou telle catégorie d’aliments, don tel ou tel régime.

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