La médecine par les plantes a une connotation écologique. Son apparente innocence rassure. L’esthétique verte, cela chante et ressemble à un champ de coquelicots ou de lavande, à un tableau de Claude Monet... Elle sent bon et creuse la distance avec le mot (médicament ), au relent de maladie, évocateur de peur et de souffrances.
Aller consulter un phytothérapeute, c’est aussi un peu mystérieux, enveloppant comme une philosophie ou une religion à laquelle on adhérerait.
En outre, ces petites plantes ne sont pas sans effets. Leur utilité et leur efficacité ne sont plus à prouver. En revanche, comme tout remède actif, elles ont aussi leurs effets secondaires et nécessitent une posologie précise. C’est pourquoi il n’est jamais conseillé de jouer les apprentis sorciers, mais toujours de consulter un spécialiste.
Si dès le début de notre siècle, des médecins, comme le docteur Leclerc, le docteur Binet ou le docteur Lemaire, mirent un point d’honneur à multiplier les expériences en matière de phytothérapie et recherchèrent inlassablement les différentes propriétés et vertus des plantes, au cours de la période allant de 1940 à 1950, ce sont les médicaments de synthèse qui furent mis en vedette. En effet, les antibiotiques, les sulfamides, les anti inflammatoires lesquels ont néanmoins permis et permettent encore de sauver de nombreux malades détrônèrent les tisanes et les décoctions.
Toutefois, après une utilisation très, et parfois peut être trop, intensive des produits de synthèse, il est apparu que l’abus de ces derniers favorisait certains effets secondaires.
C’est ainsi que les plantes, à première vue anodines, retrouvent aujourd’hui une certaine vogue.
Encore faut il déterminer les domaines de prédilection dans lesquels peut s’exercer d’une manière optimale la phytothérapie, et l’utilisation que l’on peut en faire.
Pour des traitements locaux, on a recours le plus souvent à des produits sous forme de crèmes et de gels qui peuvent contenir jusqu’à 50 % de principes actifs.
Pour des traitements généraux, les phytothérapeutes préfèrent employer des gélules, des huiles essentielles et des teintures mères.
Les gélules contiennent soit des poudres obtenues par la pulvérisation de la plante, soit des nébulisant qui contiennent l’essentiel des principes actifs de la plante, ce qui leur confère une action supérieure à celle des poudres. Les huiles essentielles sont extraites des végétaux par distillation.
Les teintures mères, quant à elles, sont obtenues en faisant macérer dans l’alcool les bourgeons de certaines plantes. Restent les plantes qui peuvent être mélangées, et que l’on trouve toutes prêtes en pharmacie.
Mais on peut choisir de conserver les modes de préparation traditionnels des tisanes où la substance active est libérée dans l’eau après décoction ou infusion.
En esthétique, on les utilise plus généralement pour des soins locaux, allant du nettoyage profond à la régénération tissulaire, sans oublier les traitements de l’acné ou de la couperose.
En revanche, par voie générale, les plantes auront davantage une action de drainage, dans le but, par exemple, d’améliorer la circulation veineuse.