Dans les pays développés industriellement, aux U.S.A., en Europe, en U.R.S.S. aussi maintenant, bien des médecins pensent qu’une véritable psychothérapie est nécessaire pour mener à bien un plan d’amaigrissement, qui passe toujours quand même par un régime alimentaire. Cette psychothérapie peut être faite par soi même, si l’on a suffisamment de force de caractère, en examinant ce qui, du point de vue psychique, a pu amener à trop d’attachement ou de faiblesse devant certains aliments, ou la nourriture en général. Les premières pages de ce livre essaient de rechercher l’origine ou le pourquoi de ces liens trop forts.
Toutefois, en complément au traitement psycho thérapie que médical ou personnel, certains médecins ajoutent des séances d’hypnose (il s’agit ici d’hypnose sommeil artificielle, provoquée par des moyens psychiques ou mécaniques, sans utilisation de substances chimiques). Durant ces séances, il s’agit de se servir de l’hypnose pour tenter de convaincre le candidat à la minceur que non seulement celle ci est souhaitable pour la santé, mais qu’elle libère et donne des joies qu’on évoque : beauté retrouvée, apparence de la jeunesse, projets, vacances, etc. Durant cette hypnose, le médecin parle aussi des aliments qui doivent composer le régime ou le choix, et il le fait le plus agréablement possible : la nourriture sera plaisante, même si elle est non engraissant. Toutes les qualités et les saveurs des ,aliments destinés à assurer la minceur sont mises en avant, le médecin s’efforce de renforcer la conviction qu’il y a intérêt et agrément à atteindre le but recherché : la minceur, et de prôner la valeur de l’effort personnel. Les régimes ne sont pas évoqués sous leur aspect privatif, bien au contraire : avec le patient, le médecin considère plutôt tout ce qui est autorisé par le régime choisi : « Vous avez droit à ceci, encore à cela », etc.
L’aspect négatif de l’amaigrissement le plus souvent considéré est écarté. On rejette toute notion de privation et l’on évite de parler du nombre de kilos à perdre, pour se cantonner seulement dans les évocations de nourriture plaisante et de minceur assurée. Cela n’est pas sans rappeler une très ancienne méthode peu scientifique, dite méthode « Coué », qui se révèle toujours efficace... pratiquée avec (ou sans) hypnose. Aux U.S.A., parallèlement à l’hypnose traitement médical, on enregistre des disques, des cassettes que le candidat à la minceur écoute chaque jour ou chaque fois qu’il a une tentation alimentaire. Cela lui sert de garde fou de conscience, et la voix convaincante aide à surmonter la faiblesse passagère ou à renforcer la résolution. En U.R.S.S. d’après Sovietskaïa Medicina, les séances d’hypnose sont collectives (moyenne de 7 personnes), elles font partie du traitement de l’obésité ; elles se superposent à une thérapeutique diététique et on suggère aux patients à la fois la modération de leur appétit et la sensation de bien être que leur procurera la minceur. Les résultats obtenus sont très satisfaisants : chute pondérale accentuée et accélérée, et amélioration de l’état général telles que les médecins pensent actuellement que cette technique devrait pouvoir être plus largement diffusée et utilisée surtout dans les cas d’hyperphagies(voracité).
En France, l’hypnose est pratiquée à cet usage par quelques médecins, j’ai eu connaissance des résultats probants obtenus ainsi par un ami médecin.