Ces procédés visent à remplir le sillon que constitue une ride afin que sa visibilité soit moindre. A cet effet, on peut injecter divers produits : du collagène, des silicones, de la graisse, du goretex, du fibre ou du corail.
Ils existent sous diverses présentations que le médecin choisira en fonction de la profondeur et de l’emplacement des rides.
Avant de procéder aux séances proprement dites, il faut éliminer les possibilités de réactions allergiques en procédant à des tests cutanés avec une quantité minime de produit. En l’absence de réaction au troisième et au trentième jour, on peut débuter le traitement.
Le produit, conservé au réfrigérateur jusqu’à la dernière minute, est tout prêt dans des seringues stériles. L’injection se fait superficiellement avec des aiguilles très fines de 3/10 de mm de diamètre.
Soit on fera une injection traçante le long de la ride, soit on procédera par injection de microgouttelettes du produit à quelques millimètres d’intervalle.
Ceci nécessite une parfaite maîtrise technique pour éviter un aspect de grains en chapelet sous la peau.
Après avoir été totalement interdites en France, elles sont à nouveau tolérées, mais pour combien de temps, puisqu’aux Etats Unis, on vient à nouveau de les retirer de la panoplie des médecins ?
Ces produits ne sont en effet pas sans inconvénients, sachant que leur poids peut les faire migrer sous la peau, par exemple au dessus de la lèvre supérieure, et occasionner un disgracieux aspect de goutte .
Injectées en intradermiques, alors qu’elles doivent l’être en sous dermiques, elles génèrent des surépaisseurs inesthétiques ou des oedèmes longs à se résorber. C’est dire que la dextérité du praticien est capitale, tout acte étant irréversible et pouvant être lourd de conséquences.
Bien maîtrisée, cette technique est intéressante car la correction obtenue persiste très longtemps, le silicone conservant son volume à la longue.
Pour combler une ride, on utilise la propre graisse du patient, prélevée ailleurs par aspiration dans une seringue. Cette élégante technique, encore appelée « filling » et mise au point par le docteur Fournier, ne risque pas de provoquer de réactions indésirables, puisqu’on ne fait pas appel à des produits chimiques, toujours susceptibles d’être allergisants.
Le seul problème est en fait la durée de vie de ce "greffon" graisseux. Il semble qu’au minimum 30 % de la graisse injectée disparaissent rapidement, nécessitant une seconde séance de « sur correction » après quinze jours.
De plus, toutes les graisses du corps ne se ressemblent pas : les meilleurs résultats s’obtiennent avec des graisses prélevées près de la ride à traiter, par exemple dans un double menton.
Finalement, l’excellence du résultat tient à la qualité de la graisse utilisée.
C’est une substance composée de poudre de gélatine lyophilisée et d’acide aminocaproque. Ce produit, mélangé à du plasma provenant du patient, est injecté dans le derme, où la gélatine fabriquera de la fibrine qui, en colonisant des cellules (les fibroblastes), permettra une nouvelle synthèse du collagène. Des tests allergiques préalables sont nécessaires.
Le goretex
Ce matériel non résorbable, qui ne provoque pas de phénomène de rejet, est un polymère synthétique qui se présente comme un fil que l’on peut trouver en divers calibres.
On peut parler ici d’une « prothèse » que l’on met en place sous l’hypoderme et parfois sous le derme. Elle permet de combler durablement les rides très profondes, et de renforcer la peau, là où l’on note des dépressions dues à la fonte des muscles.
De l’alliance du corps humain, de l’univers et de la nature naît la beauté. Un médecin explique les étonnantes vertus esthétiques et les applications du corail, grâce à la ressemblance constatée au microscope entre sa structure et celle de l’os humain. A l’aide d’un scanner, on voit comment la poudre de corail réalise une osmose avec le relief osseux.
La technique de rajeunissement par le corail a des effets spontanés sur les rides, puisqu’en remplissant les volumes on les étire. Tel est l’intérêt de ce biomatériau. Au fur et à mesure que passent les années, tout change dans un visage : les muscles fondent, les tissus perdent de leur élasticité par disparition du collagène, une rétention osseuse se produit au niveau des maxillaires. L’ensemble s’en trouve modifié et la peau n’épouse plus aussi bien l’ovale du visage.
Après une minime incision au niveau de l’endroit à traiter, l’opérateur dépose les granules de corail.
Rapidement, les cicatrices ne sont plus visibles et cette implantation rend au visage la netteté de ses contours.
En tenant compte du fait que le visage est assez sensible, notamment autour de la bouche, certaines de ces techniques de comblement nécessitent une petite anesthésie locale du type de celle effectuée par les dentistes.