Formée à partir de mots grecs, en signifiant bien et tonos signifiant tonus ou tension, l’eutonie est une discipline récente, mise au point par une femme, professeur de danse rythmique, condamnée à l’immobilité à la suite de rhumatismes aigus. Refusant d’être une handicapée, elle se mit à chercher comment, avec des mouvements limités, elle pourrait retrouver sa pleine mobilité.
Basée sur le principe que les individus ont perdu l’acuité de leurs sensations primitives, l’eutonie se propose de nous faire retrouver l’usage de notre sensibilité corporelle. Pour cela, comme pour la relaxation, une concentration sur son corps est nécessaire. Celle ci aboutit à une prise de conscience de nos propres tensions et au désir de les faire disparaître.
Les professeurs sont formés dans des écoles spécialisées. Ils peuvent ensuite faire pratiquer cette gymnastique sous forme de cours privés ou de cours collectifs. Une séance commence toujours par un exercice de détente. Il consiste à faire le vide en soi et à abandonner son corps, afin qu’il soit, selon les besoins, le plus lourd ou le plus léger possible. Vient ensuite la pratique de positions diverses, souvent très simples, visant à faire découvrir quels sont les points « noués » du corps. En voici deux exemples :
L’eutonie permet d’augmenter le tonus, là où il est trop faible et d’abaisser les tensions, là où elles sont trop fortes. C’est ce qu’on appelle le « jeu tonique ». On aboutit ainsi à un excellent contrôle de son énergie et à une parfaite maîtrise de son propre corps. Toutefois, cette technique ne s’acquiert pas facilement et la persévérance est indispensable pour arriver à de bons résultats.