L’érythrose du visage se manifeste par des poussées congestives diffuses ou par des plaques sur les pommettes, le nez et les joues, qui apparaissent surtout après les repas bien épicés, accompagnés de vin, d’alcool, de café et de tabac, ainsi que lors d’un changement brutal de température, à la suite d’une émotion, ou encore dans les cas de troubles digestifs et hormonaux. Les perturbations micro circulatoires peuvent également avoir pour cause l’hérédité ou l’utilisation prolongée de corticoïdes.
Lorsque ces poussées se manifestent trop fréquemment, l’érythrose s’installe, que les peaux soient fines et sèches ou grasses.
La couperose est la dilatation définitive des capillaires dermiques.
Elle se localise sur le nez, le menton et les pommettes. Un traitement préventif fondé sur une bonne hygiène de vie peut être envisagé si l’érythrose n’est pas encore installée, il permettra alors d’échapper à la couperose. Pour éviter les poussées congestives, il faut se protéger du soleil et du froid par des cosmétiques efficaces. Il faut également éviter les changements trop brutaux de température, limiter la flourriture épicée, l’alcool, le café, le tabac et si nécessaire traiter les troubles hormonaux.
Il convient de rechercher des solutions pour réguler le système neurovégétatif. Il faut apprendre à maîtriser ses émotions. Le yoga, la relaxation, certains sédatifs (homéopathiques ou phytothérapiques) sont d’excellents moyens pour y parvenir.
Au début, on peut se contenter d’un traitement cosmétologique ou faire des applications de compresses d’eau de lavande et de cyprès, à parts égales.
Si ce traitement n’est pas suffisant, il faut recourir à l’électrocoagulation, dont les séances ne peuvent avoir lieu que tous les quinze jours environ, chaque nouvelle intervention ne pouvant être faite que sur une peau parfaitement cicatrisée. Le maquillage est autorisé, mais auparavant, il faut appliquer un écran total. Dans tous les cas, il est préférable de suivre le traitement pendant l’hiver afin d’éviter tout problème d’hyperpigmentation, aux endroits où une coagulation se serait produite. Pour une couperose normale, il faut compter cinq à dix séances. Certains dermatologues utilisent le laser à argon, ce qui nécessite moins de séances. L’électrocoagulation comme le laser sont légèrement douloureux, mais tout à fait supportables.
Si l’érythrose est également, présente, on complète le traitement par une application de neige carbonique, ce qui favorise la circulation capillaire.
Enfin, on peut avoir recours à la chémoabrasion. Il s’agit d’une dermabrasion superficielle associée à un produit chimique (acide trichloracétique à 33 %). Cette dermabrasion va ouvrir les capillaires de surface et l’acide trichloracétique va spontanément scléroser les vaisseaux.
Il est impératif de faire au préalable un test sur une toute petite zone, pour déceler une mauvaise cicatrisation éventuelle. Ce test est lu au bout de trois à six mois.