La mésothérapie peut être indiquée dans les insuffisances veineuses : les veinotropes sont parfois plus efficaces localement. Il est à noter que certaines dilutions homéopathiques injectables peuvent être utilisées de manière efficace (quatre séances, à raison d’une tous les quinze jours). Les résultats sont très positifs. Néanmoins, des cures d’entretien sont indispensables.
L’homéopathie administrée par voie orale est à considérer comme traitement de fond. Elle empêche l’évolution d’une insuffisance encore contrôlable, parce que soignée à ses débuts et soulage la sensation de lourdeur des jambes.
Le drainage lymphatique manuel, prescrit par un médecin et effectué par un kinésithérapeute, est parfois remboursé par la Sécurité sociale. Il s’agit d’un acte thérapeutique d’une très grande efficacité, requérant une série de dix à vingt séances à effectuer deux fois par semaine. La régularité garantit les résultats.
Non seulement le drainage lymphatique améliore la circulation de retour, mais transforme aussi l’apparence : les varices et les petites veinules sont moins visibles, la peau bien irriguée reprend un aspect vivant, lisse et satiné. En effet, les troubles trophiques, associés à une insuffisance veineuse existent bien et donnent à la peau l’aspect de celle d’un serpent. Beaucoup de femmes ont recours à des crèmes cosmétologiques qui resteront sans effet, tant que la cause n’aura pas été diagnostiquée, puis traitée.
L’insuffisance veineuse peut se répercuter jusqu’au cuir chevelu. Sa mauvaise irrigation lui fait perdre sa teinte rosée pour une couleur blanchâtre et peut être à l’origine de la chute des cheveux ou tout simplement de leur aspect terne.
Les troubles étant souvent chroniques, ces thérapeutiques doivent être étalées dans le temps.
C’est pourquoi, dans le but d’éviter des complications, du type varices ou phlébites, avec risque d’embolie pulmonaire, il est nécessaire de ne pas les négliger.