Elle est constituée par un amas graisseux enrobé de tissu conjonctif plus ou moins scléreux. Cette graisse est piégée, un peu comme un compte en banque bloqué s’oppose à de l’argent liquide.
Pour être efficace, il faut aller crever ces loges fibreuses, puis mobiliser la graisse. Plusieurs techniques donnent de bons résultats.
On injecte des médicaments qui contribuent à faire fondre les graisses, à éliminer l’eau en rétention et à améliorer la circulation veineuse.
On crible les zones cellulitiques (genoux, hanches, fesses, ventre, bras), en piquant en rafales à la main ou avec un appareil électrique.
Bien maîtrisée, cette technique est peu désagréable et n’a comme contre indication que l’apparition d’allergies ou une fragilité vasculaire anormale, source d’ecchymoses. Il faut environ huit séances, à raison d’une par semaine, puis d’une par mois pour l’entretien.
Elle fait passer ces mêmes médicaments à travers la peau par l’intermédiaire d’éponges imprégnées de produits. L’efficacité est moindre car on ne crève pas la gangue fibreuse qui protège la graisse.
On implante une douzaine d’aiguilles longues et très fines dans la cellulite. Elles sont reliées à un appareil délivrant un courant électrique, que l’on ressent comme un simple fourmillement.
Ce traitement n’est pas désagréable et la séance équivaut à un temps de relaxation.
Le traitement agit immédiatement : élévation locale de chaleur, stimulation de la microcirculation et modification de la perméabilité des cellules graisseuses. Au fil des séances chacune durant une heure ces cellules vont se dégrader et être expulsées par les voies naturelles. Il est intéressant de savoir qu’un courant rythmé agit parallèlement sur les fibres du tissu conjonctif et améliore la qualité et l’aspect de la peau.
La participation de la patiente est nécessaire pour l’élimination des cellules graisseuses. Pendant toute la durée du traitement qui s’étend sur six semaines, elle doit boire un litre et demi à deux litres d’eau par jour (Evian ou Volvic). Il est impératif de ne pas diminuer sa consommation de sel. C’est l’association eau sel qui, en augmentant le volume du sang, favorise le passage des déchets et leur élimination.
Il existe des contre indications au traitement (hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque). Pour cette raison, lors de la consultation préalable, le médecin procédera à un examen rigoureux.
Ce traitement nécessite seulement six séances, ce qui représente un avantage appréciable, au delà, l’amélioration s’arrête.
Au mieux, on obtient environ 80 % de bons résultats immédiats et l’on a pu noter les diminutions suivantes :
En moyenne, on constate une réduction de diamètre de :
Les tissus se restructurent, la peau d’orange s’atténue et la cellulite récidive moins vite.
Cette appareil de conception récente permet la combinaison de trois techniques au cours de la même séance.
La première phase, l’ionophorèse, dure dix minutes. Elle permet la pénétration des crèmes dans le derme superficiel moyen. Ces crèmes ont une action anti inflammatoire sur la peau d’orange, c’est à dire sur la cellulite.
La deuxième phase, 1 ’électrocellulolipolyse, dure quarante cinq minutes. Le médecin fait pénétrer, selon les zones à traiter, deux à seize aiguilles dans la masse graisseuse. Aucune douleur n’est ressentie. Les aiguilles sont reliées au steatron pressotron, appareil qui diffuse des courants à basse et moyenne fréquences, détruisant les cellules graisseuses. Le traitement est d’autant plus efficace que l’intensité du courant est forte.
La troisième phase, constituée par le drainage lymphatique, dure quinze minutes. Il accélère la circulation et permet l’élimination des graisses brisées. En moyenne six séances suffisent, à raison d’une par semaine. Chacune d’elle fait perdre un centimètre, soit au total six centimètres !
A base de caféine, de lierre ou d’algues, elles seront à appliquer sur les zones à traiter, les jours où il n’y a aucune séance. Elles interviendront ensuite comme relais pour confirmer le résultat obtenu.
Elle reste le seul traitement efficace sur les cellulites volumineuses et bien individualisées par rapport aux plans profonds. Mais, elle nécessite une anesthésie péridurale et une hospitalisation de quelques jours.
Le résultat n’est vraiment satisfaisant que si la peau est encore assez tonticité qui lui permette de reprendre sa place afin de mouler les nouveaux contours du corps.
En associant le traitement local, l’amélioration de la circulation veineuse, la suppression des facteurs de risque et une activité physique accrue pour remodeler le corps, on pourra éviter la récidive de la cellulite.