Que sa symbolique soit centrée sur l’érotisme ou sur la maternité, le sein est pour la femme un aspect essentiel de sa féminité, qu’elle sent remise en question lorsque le galbe de sa poitrine perd de sa superbe.
Qu’est ce que le sein ? Il est constitué d’une masse adipeuse, de glandes, d’un système circulatoire et d’une enveloppe cutanée fragile, mais en aucun cas il ne doit être apparenté à un muscle.
En cosmétologie, il n’existe aucun traitement palliant la ptose de la poitrine ni permettant de diminuer son volume ou, au contraire, de lui en donner. La cosmétologie n’est pas pour autant négligeable. Par ailleurs, une certaine hygiène de vie est recommandée pour garder une belle poitrine le plus longtemps possible. Ainsi, il faut tout particulièrement éviter les bains chauds prolongés, les sports violents, les amaigrissements rapides et répétés, suivis d’une reprise de poids, et les grossesses rapprochées.
Il faut en outre savoir que la culture physique n’est d’aucune utilité dans le traitement ou la prévention d’une « poitrine chagrin », les muscles pectoraux se situant sous la glande mammaire. Le seul soutien des seins est en fait la peau. Toutefois, faire travailler ses pectoraux permet de se tenir plus droite, les seins aquièrant par là même une meilleure allure. Mode ou non, il est impératif de porter un soutien gorge. A ce sujet, si vous êtes une adepte du « topless », il faut protéger vos seins des rayons du soleil avec un écran total.
L’hydrothérapie à l’eau froide est recommandée, le mieux est de pratiquer la natation, mais la douche écossaise qui se terminera par une longue douche froide est très efficace aussi.
Des appareils à jet rotatif, conçus pour doucher les seins, peuvent être achetés en pharmacie ou dans les grands magasins. Une utilisation préventive et régulière de l’appareil permet de conserver un buste de femme épanouie pendant des décennies.
On peut également mettre en pratique quelques recettes, aussi peu coûteuses qu’efficaces, comme celle conseillée par Alain Messegué : faire macérer pendant deux à trois heures dans deux tiers de litre de jus de citron et un tiers de litre de rhum blanc, cinq pincées de romarin, six de lavande et six de sarriette. Filtrer en compressant de façon à bien extraire les parties solubles des plantes. Conserver au frais dans un bocal en verre. Cette « lotion magique » est à appliquer après la douche.
La fermeté des seins est également « garantie » par cette recette berrichonne qui stimule et renforce les fibres de soutien de la glande mammaire : remplir un récipient en verre de fleurs de pâquerettes fraîches (cueillies de préférence un soir de pleine lune...), verser dessus de l’huile de pépin de raisin. Laisser macérer dix jours à la lumière du jour. Filtrer puis appliquer cette huile de pâquerette tous les soirs au coucher en massant dans le sens des aiguilles d’une montre pendant cinq minutes avec la paume de la main.
La cosmétique industrielle a mis au point des crèmes raffermissant qui ont surtout un effet préventif.
Mais, avec l’âge ou après plusieurs grossesses, si vos seins tombent et semblent « déshabités », ou encore si au sortir de l’adolescence votre poitrine reste petite, seule la chirurgie plastique permet de redonner un volume normal aux seins.
Diminuer le volume de seins par trop excessif est parfois médicalement justifié. Une poitrine trop imposante est gênante pour la pratique d’une activité sportive et risque de voûter la colonne vertébrale, occasionnant ainsi l’apparition de douleurs dorsales. L’intervention, quand elle est justifiée, peut être prise en charge par la Sécurité sociale. La demande est néanmoins le plus souvent d’ordre esthétique, la jeune fille n’osant pas se montrer en maillot de bain, par exemple.
L’acte chirurgical consiste à retirer une partie de la glande mammaire, ainsi que la peau en excédent. Les cicatrices sont assez importantes. La première se situe autour de l’aréole. La deuxième, verticale, part du pôle inférieur de l’aréole et rejoint le sillon sous mammaire. La troisième longe le sillon sous mammaire. A long terme, ces cicatrices s’atténuent.