Cependant, un élargissement des cicatrices est parfois constaté. Dans ce cas, la compétence du chirurgien ne doit pas systématiquement être mise en cause, les réactions cicatricielles pouvant être très différentes selon les individus.
L’aspect définitif d’une cicatrice ne s’évalue d’ailleurs pas avant un an.
Cette opération peut être faite dès l’âge de seize ans. Elle nécessite une hospitalisation d’au moins quatre jours.
Lorsqu’à l’issue de la puberté les seins demeurent trop petits, la jeune fille peut en ressentir un ((complexe)) et être perturbée dans sa vie affective et sexuelle.
Le seul traitement efficace reste encore la mise en place de prothèses en silicone, même si la fréquence des complications secondaires fait régulièrement remettre en question ce type d’intervention.
Pour placer cette prothèse, le chirurgien fait une incision de quatre centimètres, soit dans le sillon sous mammaire, soit autour de l’aréole, ou encore au niveau des aisselles.
Les seins changent immédiatement d’aspect. Le résultat est spectaculaire. Mais une complication fâcheuse peut survenir, il s’agit de la formation d’une coque due à la réaction fibreuse des tissus. Son apparition est imprévisible, mais les chirurgiens estiment qu’il y a 20 à 40 % de risques pour qu’elle se produise.
Bien évidemment, il est possible de remédier à ce phénomène. Dans le meilleur des cas, la coque est cassée et parfois, une autre intervention est nécessaire, dans le but de déplacer la prothèse en arrière du muscle pectoral. En cas d’échec total, la coque et la prothèse sont retirées et le sein se retrouve dans le même état qu’avant l’opération.
Les fabricants de prothèses s’efforcent constamment d’apporter des améliorations, afin de diminuer les risques d’apparition de coque.
Lorsque l’opération réussit, les résultats sont réellement satisfaisants, ils se traduisent par une nette modification du comportement de la patiente tant dans sa vie sexuelle que dans ses rapports sociaux. Trois semaines après l’opération, les prothèses sont oubliées ! Quelques mois plus tard, la cicatrice est devenue quasiment invisible.
Quant à la ptose des seins, qui apparaît parfois après la quarantaine, elle résulte surtout d’une fonte de la masse graisseuse, avec relâchement de l’enveloppe cutanée.
Là encore, seule la chirurgie peut redonner un galbe normal aux seins. Le praticien refoule la glande vers le haut et retire l’excès de peau. Les seins ne prendront leur position définitive que six mois après l’opération.
La modification obtenue permet aux femmes de retrouver équilibre et confiance dans leurs rapports affectifs et sociaux.
Dans ce domaine, la médecine esthétique est peu armée et seule la chirurgie a les moyens de donner ou de redonner au sein un galbe « idéal ».