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 Polémique autour des cosmétiquès

En ce qui concerne les soins de la peau, beauté, chimie et médecine sont étroitement liées, ou du moins devraient l’être. Mais la cosmétologie, dont le chimiste cosmétologue est l’animateur, a été très critiquée ces derniers temps par une certaine médecine. Critiques brutales qui ont fort étonné. Les excès sont toujours nocifs et les jugements téméraires regrettables parce que, même s’ils sont réfutés, ils risquent de laisser des doutes. La femme utilise des cosmétiques pour sa beauté. Elle en attend une aide efficace. Si on essaie de lui prouver qu’ils ne lui apportent rien et qu’elle a dépensé son argent inutilement, on la met en difficulté. Le domaine de la beauté est suffisamment important pour qu’on prenne la peine d’étudier en détail les controverses qui remettent la confiance en cause. Il faut reprendre les accusations point par point pour permettre à la femme, en fin de compte, de démêler elle même le vrai du faux.

Divers facteurs sont mis au pilori : la douteuse efficacité des crèmes, les termes utilisés, régénérateur, rajeunissement, pouvoir de pénétration.

La qualité des crèmes

L’accusation : L’application, sans discernement, de n’importe quelle substance sur la peau peut entraîner des détériorations. Or, la femme ignore ce qu’elle utilise, les formules n’étant connues que des chimistes. Ceux ci s’efforcent de composer des crèmes d’apparence agréable, qui s’étalent bien et sont hypoallergiques, mais ce n’est pas une garantie de qualité. Régénératrice, hydratante, sont des étiquettes mensongères. La femme achète de l’illusion ; il vaudrait mieux qu’elle ne se mette rien sur la figure.

La défense : Rien ? Comment alors se protéger du vent, du gel, du passage du froid au chaud ? Il n’est pas douteux qu’une crème bien choisie, du seul fait d’être onctueuse, rend à un épiderme desséché sa souplesse en 48 h. Les chimistes qui connaissent leur métier composent leurs produits à base de matières premières de parfaite qualité. Mais comment les sélectionner ? La seule critique à retenir est que la composition d’une crème n’est jamais indiquée sur l’emballage comme pour les produits alimentaires. La connaître aiderait, sans aucun doute, l’utilisatrice à mieux choisir, en évitant les tâtonnements. Les mêmes crèmes ne conviennent pas à tous les épidermes. Si une base vient surcharger ce que contient déjà la peau, et dont elle n’a nul besoin, cette base peut créer des réactions. Si le produit répare une carence, la femme en trouve les effets quasi miraculeux.

L’abondance des produits

L’accusation : Il existe sur le marché une quantité invraisemblable de produits de beauté, qui partent tous des mêmes bases. Ils sont donc inutiles.

La défense :

Pendant longtemps, les dermatologues ont considéré les cosmétologues comme futiles et même inutiles. Le médecin ignorait le chimiste, mais c’est précisément ce mépris qui a permis à la cosmétologie de se développer considérablement. Il existe effectivement un grand nombre de crèmes. Néanmoins, si elles partent des mêmes bases, elles contiennent des adjuvants : essences de plantes, produits marins, ou autres, qui les différencient entre elles. La même critique d’abondance excessive pourrait s’appliquer aux médicaments : combien de comprimés, de gélules, d’ampoules buvables et injectables, pour soigner les mêmes maladies, le rhumatisme entre autres, trouve t on sur le marché ? On peut recenser 20 types de cortisone à structure chimique voisine et ayant une action semblable.

Le pouvoir de pénétration

L’accusation : Aucune crème n’a un pouvoir pénétrant. Le produit reste toujours à la surface de la peau.

La défense : On ne peut cependant nier les progrès obtenus ces dernières années par la cosmétologie. Des travaux récents ont porté sur une plus grande possibilité de pénétration des crèmes. Par d’autres, on s’est efforcé de créer des produits qui, en plus de leur efficacité en matière d’assouplissement, laissent sur l’épiderme un film empêchant la déperdition de l’eau cellulaire due aux intempéries et à l’action de l’âge.

En admettant même que le produit n’ait aucun pouvoir de pénétration, la peau se chargerait de le pomper. Il ne faut pas oublier que celle ci est un organe sensible et vivant. Affirmer qu’aucun produit ne peut y pénétrer, c’est nier l’action de ceux que la médecine elle même propose : celle des onguents, des baumes pharmaceutiques soignant les contusions, les hématomes et toute douleur en général. C’est ne pas vouloir reconnaître l’efficacité des cataplasmes dans les affections douloureuses. C’est aussi omettre les effets de substances nocives qui, touchant accidentellement la peau, intoxiquent tout l’organisme par pénétration dans la circulation sanguine.

Les fonds de teint

L’accusation : En faire usage est une erreur grave, car ils obstruent les pores et boivent l’humidité de la peau. Les prétendre « traitants » est une mystification.

La défense : Ceci était vrai, il y a quelques années. Ces produits étaient des pâtes épaisses, lourdes, parfois même présentées sous forme de cake, et réellement desséchantes.

Actuellement, ils sont légers et souples ; avec la crème base, ils opposent une barrière aux intempéries.

Sont ils traitants ? En accord cette fois avec l’accusation, il est permis d’en douter. Certes, ils contiennent des éléments assouplissants, mais pour être traitants, il faudrait qu’ils pénètrent dans l’épiderme, Or, ce n’est pas leur rôle puisqu’ils sont destinés à recouvrir sans s’altérer. Il n’est même pas souhaitable qu’ils le soient, étant donné qu’ils sont teintés et, quelquefois, fortement.

On pourrait tirer une conclusion optimiste en considérant qu’ils sont des éléments de beauté qui unifient très joliment la carnation et masquent les imperfections : couperose, teint brouillé, etc. Embellir ! C’est tout ce qu’on leur demande.

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