Parmi les affres de la puberté, c’est d’abord au piège de l’acné qu’il faut s’efforcer d’échapper.
On sait déjà que l’alimentation n’est pas en cause !
La puberté engendre une augmentation de la production d’hormones, principalement celle de la testostérone. Cette dernière stimule les glandes sébacées, la peau devient grasse et les pores se dilatent. Un bouchon de sébum appelé microkyste se forme.
Les microbes se développent et des boutons rouges apparaissent, formant rapidement du pus et se transformant en boutons blancs.
Cette acné peut se limiter à quelques boutons, selon la sensibilité de chacun, ou recouvrir tout le visage. Chez certaines personnes, elle couvre également le haut du dos.
La pilule peut favoriser son apparition ou au contraire l’améliorer. Le médecin choisira celle qui est la plus adaptée à l’adolescente, que la contraception en tant que telle soit nécessaire ou non.
Fort heureusement, les jeunes adolescents peuvent être soignés très tôt. Aujourd’hui, les mères prennent leurs anges blonds par la main pour les conduire chez un médecin dermatologue, dans le but de limiter cette période invalidante, si mal tolérée en pleine adolescence.
Il est primordial que tous les jeunes gens et jeunes filles cessent de tenter d’éliminer ces vilains boutons avec la seule aide de leurs mains.
Les peaux grasses et acnéiques doivent être nettoyées avec des savons très doux. Pour ces types de peaux, il ne faut utiliser que des produits de maquillage camouflage, dits non comédogènes.
Une fois par semaine, il est utile de faire un gommage dans le but de prévenir l’obstruction des pores.
Il faut également savoir doser son exposition solaire et renoncer à ce hâle séduisant, précurseur de lendemains qui déchantent. A l’automne, la poussée d’acné réactionnelle risque en effet d’être sévère.
Les pharmaciens, les dermatologues ou les esthéticiennes peuvent donner des conseils fort utiles.
Après la guérison de l’acné, si la peau reste ponctuée de petits cratères, un bon peeling dermatologique pourra faire oublier le passage d’un âge à l’autre.
L’essentiel est d’intervenir dès le début et de bien entourer ces adolescents, capables de se polariser sur une peau jugée inacceptable.