La peau du visage vieillit au fur et à mesure que s’installent les troubles hormonaux.
L’élastine se détériore, le collagène de la peau s’appauvrit, ainsi que celui des os. Il y a menace d’ostéoporose.
Des pigmentations anarchiques se manifestent, qu’il y ait ou non exposition aux rayons solaires. C’est l’époque de la vie où la peau réagit d’une manière désordonnée : taches, excroissances de chair, qui sont aussi désagréables que les rides. Le tissu conjonctif, soutien de la peau, subit des transformations : la masse graisseuse soit diminue, soit au contraire augmente, selon les variations de la vascularisation locale. Les tissus nobles, c’est à dire les fibres musculaires, fondent sous l’influence de la disparition des hormones et la peau se relâche.
C’est ainsi que le visage change complètement d’aspect. On parle de « déshabitation » graisseuse lorsque se produisent ces amincissements de la couche dermo épidermique. La peau révèle des ombres et des creux. Elle s’est agrandie et n’épouse plus le squelette du visage, qui prend un aspect souvent austère et triste.
Si le visage s’empâte, les traits s’alourdissent. Un visage qui jeune était un peu rond et rieur, devient dur en vieillissant. Il se déforme et des bajoues apparaissent. Le plus affligeant est le changement d’expression occasionné par tous ces bouleversements qui fait que le visage n’est plus toujours en rapport avec la personnalité.
La peau du corps, elle aussi, se relâche et s’altère, perd souplesse, fermeté et épaisseur ; de petites rougeurs, des taches brunes, des points rubis, des excroissances surgissent par endroits.
Les zones atteintes d’atonie musculaire sont souvent envahies par la graisse.
La poitrine n’échappe pas aux tourments de la ménopause. Les modifications sont brutales, que le sein se vide ou, au contraire, s’alourdisse.
La chevelure perd de son épaisseur et de sa luminosité. Les cheveux tombent plus facilement et ne repoussent que lentement. Ils deviennent plus mous et aussi plus fragiles.
Heureusement le catalogue apocalyptique des avatars de la cinquantaine n’est pas définitif, et il faut savoir qu’ils peuvent de plus en plus être contournés. Pour celles qui n’ont pas encore commencé à lancer des défis afin de pallier les outrages de l’âge, il est encore temps de réagir.
L’arrêt des règles définit le début la ménopause, encore faut il que cet arrêt se soit manifesté depuis plusieurs mois. Pour obtenir confirmation du diagnostic, une visite chez un gynécologue est indispensable.
Des dosages hormonaux sont parfois utiles, mais il est à noter que les perturbations hormonales ne suffisent pas à affirmer que l’état de ménopause est effectif. Chaque individu a son code génétique avec son propre fonctionnement qui va décider de son usure.
En règle générale, lorsqu’à la cinquantaine intervient l’arrêt des règles, accompagné de bouffées de chaleur et de transpiration nocturne, on peut parler de réelle ménopause.