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 Gros plan sur la peau : votre type de peau

La peau ne sert pas seulement de protection, telle une combinaison d’homme grenouille. Elle protège, certes, mais c’est un organe au même titre que le cour, les poumons ou le foie et ses fonctions sont extrêmement diversifiées ; protéger les tissus internes de la déshydratation et des agressions n’en est qu’une partie.

La peau empêche les bactéries de pénétrer dans le corps et, en même temps, elle élimine par la transpiration l’eau, les minéraux et les sels indésirables. Elle fait également office de système d’alarme permanent en cas de trouble : quelqu’un dont le système nerveux ne réagirait pas rapidement aux stimuli extérieurs serait en danger en cas de brûlure, d’écorchure et même de froid.

La peau régule la température du corps. La transpiration provoquée par temps chaud a pour fonction de rafraîchir et les vaisseaux sanguins superficiels se dilatent, ce qui fait rougir la peau. Par temps froid, ces mêmes petits vaisseaux se contractent pour conserver la chaleur.

La peau fait un bon travail d’auto guérison en cas de blessures légères et résiste vaillamment en cas de blessures graves.

Une telle polyvalence ne peut être assurée que par une structure très complexe : la peau en est une. Regardez en le croquis et observez de plus près votre propre épiderme.

Vous constaterez que la peau est d’épaisseur variable, depuis les régions d’activité intense, comme la paume des mains ou la plante des pieds, aux régions de moindre activité comme l’intérieur des poignets et les paupières, où la souplesse est plus nécessaire que la résistance.

Les couches constitutives de la peau

Elles sont au nombre de trois : à l’extérieur, l’épiderme, en dessous, le derme et, plus profondément, une épaisseur de cellules grasses, le tissu adipeux. Ce coussin de graisse modifie le comportement de la peau en l’étirant en cas de prise de poids rapide. De la même manière, une perte de poids rapide laissera la peau flasque.

Les fonctions du derme. Celui ci repose sur le coussin graisseux et constitue le tissu de soutien de la peau. Il s’y passe un tas de choses. C’est là que le réseau capillaire sanguin apporte à la peau les éléments nutritifs (protéines, graisses, vitamines et minéraux) et évacue les déchets. Il donne à la peau sa teinte rosée : plus les vaisseaux sanguins sont superficiels, plus le teint est coloré. Les terminaisons nerveuses, les follicules pileux, les glandes sébacées et les glandes sudoripares se disputent cet espace. Regardons de plus près cette graisse naturelle qu’on appelle de sébum ».

Le sébum lubrifie la peau et les cheveux. Si vous trouvez que vos glandes sébacées sont trop généreuses ou trop actives, ne les incriminez pas encore moins votre alimentation, car l’activité de ces glandes dépend essentiellement des hormones. Le sébum s’écoule directement de chaque glande dans le follicule pileux par un petit canal. Certains follicules, particulièrement dans les régions sujettes à l’acné, telles que le visage et la région supérieure du dos, sont alimentés par une glande plus importante, mais ne produisent que peu ou pas de poils. Les dermatologues les appellent « follicules sébacées » tandis que le terme populaire « pore », moins exact, est employé pour désigner l’orifice des glandes sudoripares.

Les glandes sudoripares sécrètent de l’eau, du sel, quelques minéraux et d’autres composés chimiques. Elles font également office de régulateur de température et aident la peau à conserver sa souplesse. La transpiration, qui se produit sur presque toute la surface du corps, rafraîchit celui ci en s’évaporant.

Certaines de ces glandes, comme les glandes sébacées, sont reliées aux follicules pileux dans des zones sensibles (aisselles, visage, poitrine, appareil génital). Elles réagissent aux stimuli émotionnels, tels que la peur, l’anxiété et l’embarras, tout comme elles s’activent lorsque la température est élevée.

Le derme proprement dit est un gel de fibres conjonctives dans lequel tous les conduits follicules et vaisseaux sanguins tracent leur chemin. Ces fibres sont composées de 75 % de collagène, protéine résistante que l’on retrouve dans les tendons, le cartilage et les os et de 25 % d’élastine qui a la faculté de se détendre et de reprendre sa forme lorsque la peau est jeune.

Aucune peau ne peut rester éternellement jeune. Vers l’âge de 25 30 ans, le collagène et les fibres d’élastine commencent à durcir et à rétrécir : c’est le début de l’affaissement du derme et de l’apparition des rides. C’est un processus irréversible et inévitable. Les dermatologues démentent les effets du collagène utilisé en applications externes car il ne peut être absorbé par la peau ; en revanche, de faibles quantités d’élastine pourraient être absorbées. Cependant, certaines précautions peuvent retarder le vieillissement. Une peau déshydratée, ridée, est bien souvent la conséquence de nombreuses années d’exposition au soleil, au vent ou aux atmosphères sèches. Pensez y avant de monter le chauffage ou si vous rêvez d’un bureau climatisé.

L’épiderme est la couche extérieure visible. Alors qu’une atteinte au derme est souvent difficile à détecter avant qu’il ne soit trop tard, la couche externe de l’épiderme, seule partie de la peau qui soit visible, renseigne au jour le jour sur son état. L’épiderme est lui aussi composé de plusieurs couches. Il est relativement fin et ne contient ni vaisseaux sanguins ni nerfs ; mais il est en activité permanente. Les cellules de l’épiderme, à la surface de la peau, se dessèchent constamment et tombent ; elles doivent être rapidement remplacées, particulièrement lorsqu’elles ont à supporter le frottement de vêtements serrés, de vigoureuses frictions avec les serviettes de toilette ou des net toyages avec des produits granuleux (exfoliants). Les cellules externes agissent rapidement pour cicatriser les blessures légères : dans ce cas, elles se déplacent latéralement.

Tout ce travail commence dans les couches inférieures de l’épiderme où se forment les nouvelles cellules. Une fois terminées, elles se déplacent vers les couches supérieures : il leur faut deux à quatre semaines pour atteindre la surface de la peau durant lesquelles elles deviennent plus épaisses et plus résistantes. Elles sécrètent de plus en plus de kératine, protéine de même nature que les ongles et les cheveux mais plus flexible. Les cellules meurent finalement lorsqu’elles sont complètement envahies de cette kératine.

Les cellules mortes, si elles sont bien formées et bien assemblées, sont une protection antibactérienne parfaite pour les couches inférieures de la peau, vivantes et vulnérables.

La couche de kératine est traversée par les conduits sudoripares et les follicules pileux ; elle forme néanmoins un puzzle ininterrompu dont tous les morceaux doivent s’emboîter parfaitement. Si tel est le cas, a peau présente l’aspect lisse et translucide d’un tissu semi transparent qui en recouvre un autre plus dense.

Mais les cellules de la kératine ne s’imbriquent pas de façon uniforme si elles ont été mal formées au départ par des cellules de base mal nourries ou desséchées constituant un support déficient et inégal. La peau n’aurait pas bon aspect si les cellules ne parvenaient pas à desquamer facilement ou si, par exemple, elles avaient été collées par des restes de fond de teint ou de sécrétions mal nettoyées ou exagérément desséchées par des nettoyages agressifs avec des lotions à base d’alcool.

Les follicules qui sont prisonniers d’un mélange de kératine et de sébum apparaissent comme des « pores dilatés ». Ceux ci ne se referment pas comme des portes, quoi qu’on y fasse. Cependant, un pore exceptionnellement dilaté et très disgracieux peut être atténué par un traitement de diathermie.

La couche de kératine se laisse difficilement pénétrer de l’extérieur, même à travers les follicules et les conduits qui assurent le transit à sens unique, vers l’extérieur. Des substances de très petite structure moléculaire et quelques solutions à base de détergent peuvent néanmoins pénétrer une couche de kératine, même si elle est bien constituée. Quant aux bactéries, elles se nichent d’autant mieux dans les follicules que la couche de kératine est irrégulière et mal formée. Cela explique pourquoi une peau sèche peut comporter des points noirs.

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